Quatrieme édition de l’Ekomarathon du Tampon
Pour la quatrieme fois à la Réunion, la Ville du Tampon accueille les 2 et 3 Avril 2011, un marathon pas comme les autres : un EkoMarathon, qui se veut sportif mais aussi populaire, solidaire et écologique…durable !
Désacraliser le marathon,
épreuve
mythique, et l’associer au développement durable :
pari osé, mais pari gagné pour la mairie du
Tampon et le CAPC, club organisateur. Une manifestation qui a
rencontré un vif succès populaire et qui, par
conséquent a
été reconduite.
Sportif
et populaire parce
qu’il s’agit à travers cette course
mythique de 42,195 km de désacraliser le
marathon : avec un peu d’entraînement,
courir un marathon est à la portée
de tous. Le parcours, constitué de 3 boucles de 14km permet à
chacun, à son niveau, de découvrir
cette discipline en accomplissant un acte écocitoyen :
Marcheurs, Relayeurs par
équipe de trois, coureurs amateur ou confirmé,
personne porteuse de handicap,
chacun trouvera sa place et son plaisir.
Solidaire et écologique parce qu’il s’agit de courrir un marathon qui rassemble des valides et des handicapés, des grands et des petits ; parce que l’organisation de la manifestation tente de limiter son impact sur l’environnment, parce que l’ekovillage est un lieu de sensibilisation de chacun aux enjeux de santé, d’environnement et de société, accueillant associations de solidarité internationale, vendeurs et producteurs de produits bio ou durables, acteurs et militants de causes de santé publique et d’environnement…
Une fete en accord avec l'identité du Tampon
Le developpement durable,
L’organisation de la manifestation fut en elle-même une épreuve de longue haleine. Et comme pour la question du développement durable, il a fallu surmonter bien des obstacles et convaincre les sceptiques. Comment ? Un marathon au Tampon, dans cette ville certes connue pour son cadre de vie et son environnement des plus agréables, mais qui s’étend entre 400 et 1800 mètres d’altitudes ?
De quoi rebuter les mordus, des amateurs aux spécialistes de la discipline. Alors, pensez donc : désacraliser cette épreuve au nom du développement durable ?
Et au final, l’on ne peut que constater que le pari a été réussi, qualitativement et quantitativement. Ils sont plus de 4000 ( coureur et marcheur) à prendre le départ de ces satanés 42,195 qui usent, usent, et pas que les souliers ! Un chiffre impressionnant, qui en a étonné plus d’un et le scepticisme de 2008 a fait place à une certaine admiration. Car les meilleurs étaient au rendez-vous. Certes, ils ont trouvé le circuit plus dur qu’un marathon classique, mais ils l’ont apprécié et il y a fort à parier que l’on retrouvera dès l’an prochain ces forçats du macadam.